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“Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

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“Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Mer 9 Avr - 9:43

“Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?


Le mot “poésie” qui provient de l’ancien nom grec ποίησις, “poíêsis”, dont le sens est “faire”, “fabriquer”, est une appellation tardive de la pratique artistique qu’il désigne aujourd’hui encore. Les aèdes grecs de l’Antiquité utilisaient, en effet, un vocable différent ᾄδω, “áidô”, qui signifiait “chanter”. La langue française a conservé quelques noms communs dérivés de ce terme tels que “aède”, “ode”, “parodie”, “rhapsode”, “épode”.

Entre autres, un tel changement soulignait de façon claire l’évolution d’une tradition orale vers une tradition écrite en même temps qu’une transformation corrélative de la “théologie magico-religieuse de la parole”, qui sous-tendait cette tradition orale et accordait un rôle de premier plan non pas à la confection d’une œuvre, mais à un acte de communication initial entre muses et aèdes : la fameuse “inspiration”, cet “enCHANTement” dont le “charme” permettait à ces derniers d’accéder à la divine Mémoire (“Mnémosyne”).

Afin de redonner toute son importance à un tel acte de communication, dans le cadre d’une conception novatrice de pratiques artistiques fondées sur un préliminaire autant que réciproque “enchantement” des sexes / genres selon leur mutuelle altérité – et en vue, donc, de favoriser la transformation des structures patriarcales, dont les formes tant notionnelles (ces oppositions, telles que “fort” / “faible” ou “abstrait” / “concret”, dont le système de valeurs hiérarchisées est censé déterminer et répertorier les qualités caractérisant les différences des sexes / genres) que linguistiques (qu’il s’agisse du lexique : “Homme” désigne à fois l’espèce humaine en son entier et l’un des sexes / genres de cette espèce, ce qui n’est pas le cas du mot “Femme”, ou de la syntaxe : “Il faut”, mais “Elle faut”, certes pas !) modèlent, depuis des millénaires à l’échelle planétaire, pensées et sentiments aussi bien que cultures et arts –, on pourrait notamment imaginer d’employer, au lieu du  mot “poésie”, des termes définis cette fois par une mutuelle altérité : épode et musaie.

Épode se référerait, alors, à la signification première du grec ἐπῳδός, “épôdos”: “charme”, “parole magique” et “chant” (cf. Dictionnaire étymologique de la langue grecque de Pierre Chantraine – T. I, p. 22), et, musaie rappellerait l’ancien nom commun μοῦσα, “moûsa”, dont le sens était “incantation magique”, “chant”, “art de la muse”.

Mais, outre l'hypnose, au désir de laquelle un Pierre Janet attribuait plaisamment l'appellation de “passion somnambulique”, outre l'hystérie, qu'un Sigmund Freud associait à la pratique de l'Art, en un temps où, neurobiologie et informatique aidant, une humanité qui change s'ouvre à des conceptions et des usages de la mémoire, tant individuelle que collective, sans précédent, est-il pensable de discerner, à partir de structures inédites qui en octroient bien entendu la possibilité, les “harmoniques” des états et des tonalités psychiques “mutuellement autres”, inhérents à la “musaie” et à l'“épode” de “muses” et d'“aèdes” contemporain(e)s ?

Une seule parole, sans doute, ne saurait le dire…


Yves Ros - Ellipse ouverte [p. 2 & 4]

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Tenus et attirés en cette attenance. Ce qui attire, c’est la force de la proximité qui tient sous l’attrait, sans jamais s’épuiser en présence et jamais se dissiper en absence. Dans la proximité, touchant non pas la présence, mais la différence. »

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Mer 9 Avr - 11:47

Afin d'apporter l'éclairage qui convient à ce texte, je vous propose deux articles.

Le premier :

Théorie anthropologique de l'évolution (extrait)

Plutôt qu'une théorie, j'expose ici un scénario possible de la façon, intellectuelle et sociale,par laquelle s'est mise en place l'inégalité entre les hommes et les femmes.
 
Hommes et femmes sont différents, d'une différence qui est apparue irréductible dès l'aube de l'humanité pensante – qui nomme et qui classe – et qui était directement perçue par les sens, qu'elle soit anatomique : les uns ont un pénis, les autres une vulve; ou physiologique : la production d'humeurs corporelles visiblement autres. Ces différences irréductibles simples nous servent à penser parce que, pour Homo Sapiens, qui réfléchit sur cette situation, elles sont à l'origine d'un système de classification tout aussi primordial et irréductible, en ce qu'il oppose radicalement le même au différent, la mêmeté à la différence.Nos catégories binaires qui opposent des notions, quantités, valeurs elles aussi apparemment absolues puisque ce qui est chaud n'est pas froid et que l'unique ne peut être multiple, découlent de cette expérience fondamentale. Dans le monde entier, les systèmes conceptuels et les systèmes langagiers sont fondés sur ces oppositions binaires, qui opposent des caractères concrets ou abstraits et qui sont marquées toujours du sceau du masculin ou du féminin.
 
Prenons des catégories courantes dans notre propre langue. Je cite, pour chaque binôme, en premier ce qui, dans notre système conceptuel, caractérise le genre masculin, et en second le féminin. Une compréhension commune, rapide et immédiate, confirme cette répartition : chaud / froid, lourd / léger, dur / mou, actif / passif, rapide / lent, fort / faible, courageux / peureux, sérieux / frivole, mobile / immobile, etc. ou, pour des catégories plus abstraites: abstrait / concret, théorique / empirique, rationnel / irrationnel, transcendant / immanent ou même culture / nature...
 
 
Un système conceptuel universel
 
Cet arsenal catégoriel universel, marqué du sceau du masculin et du féminin est, de plus, hiérarchisé en ce que les valeurs portées par le pôle masculin sont considérées comme supérieures à celles portées par l'autre pôle. Cela s'observe dans tous les systèmes conceptuels des différentes sociétés et sans que cela soit fonction d'un contenu supposé constant de la définition propre à chacun des termes du binôme.On peut s'apercevoir que l'affectation de certains binômes au pôle masculin ou au pôle féminin varie selon les sociétés. Mais alors la polarité du supérieur et de l'inférieur change de façon concomitante. Prenons actif et passif : en Europe, l'actif est masculin et le passif est féminin, l'actif étant valorisé; dans d'autres sociétés, en Inde ou en Chine par exemple, le passif est masculin et l'actif est féminin. Et c'est alors le passif qui est valorisé. La valorisation ne dépend pas d'une définition « objective» des choses, mais de leur connotation sexuelle.
 
Pourquoi donc la hiérarchie s'est-elle mise au cœur de ce système binaire de représentation et pourquoi observe-t-on cette domination conceptuelle du masculin? [pp. 35-39]
 
Françoise Héritier - Hommes, femmes, la construction de la différence
Éditions Le Pommier – 2005 (Ouvrage paru avec le concours de La Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette à Paris - France)


Dernière édition par Yves le Mer 9 Avr - 16:15, édité 1 fois

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Mer 9 Avr - 11:50

Et le second d'Emmanuel Todd :

Autoreproduction de la famille

La structure anthropologique, au contraire du système idéologique, se perpétue automatiquement. La famille est, par définition, un mécanisme reproducteur des hommes et des valeurs. Inconsciemment mais inexorablement, chaque génération intériorise les valeurs parentales, qui définissent les rapports humains élémentaires : parents/enfants, frère/frère, frère/sœur, sœur/sœur, mari/femme. La puissance du mécanisme reproducteur vient de ce qu'il peut se passer de toute formalisation consciente et verbale : il est automatique, infralogique.

L'idéologie, elle, pour se maintenir d'une génération à l'autre, doit passer par un processus complexe d'apprentissage intellectuel, hautement formalisé, de type scolaire en fait. Il est plus difficile d'apprendre la République, le communisme, le racisme, l'antisémitisme, l'existence de Dieu ou des castes, la métempsycose, que d'assimiler, par instinct et imitation, les conduites stéréotypées régissant les rapports entre individus appartenant à la même cellule élémentaire, à la famille de procréation.

Dans la pratique, chaque génération, dont les valeurs de base sont modelées dans le creuset familial, peut réinventer, lorsque vient l'adolescence, l'idéologie dominante de son univers social, sans contrainte et sans endoctrinement. Elle lui paraît alors juste et surtout naturelle. [pp.20-21]

Emmanuel Todd - La troisième planète - Structures familiales et systèmes idéologiques - Seuil 1983

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Gavroche le Jeu 10 Avr - 13:58

il en dit quoi Theillard de la deuxieme partie ? ( du texte de Todd) Rolling Eyes

sinon : "« les instincts et les archétypes constituent l'ensemble de l’inconscient collectif. Je l’appelle "collectif" parce que, au contraire de l’inconscient personnel, il n’est pas fait de contenus individuels plus ou moins uniques ne se reproduisant pas, mais de contenus qui sont universels et qui apparaissent régulièrement" CG Jung

qu'en français nous soyons limités à M ou F, les allemands , pratiquants de la langue reconnue comme celle  de la philosophie, acceptent le genre neutre...

si

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par scytale le Jeu 10 Avr - 14:22

les australiens viennent de reconnaitre l'identité Neutre

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Jeu 10 Avr - 15:40

Merci de vos commentaires amicaux, Jean-Philippe et scytale.

Permettez que j'attire votre attention sur ces quelques remarques :


Avec mes remerciements amicaux à Laurent Quinkal.

Un pas en arrière « progressiste » ?


Il a fallu attendre le XVIIe siècle pour que les progrès de l'optique (l'invention du microscope, en l'occurrence) permettent à l'humanité d'apprendre que la reproduction sexuée requerrait la coopération de deux gamètes différents : spermatozoïde, bien sûr, mais aussi ovule.

Plus tard, la génétique devait confirmer que le processus de fécondation mettait de même en jeu deux "bibliothèques" génétiques, elles aussi différentes, non seulement par les chromosomes distincts qui les composaient (combinaisons XX et XY), mais aussi par la façon dont un même gène participait au développement de l'embryon selon qu'il provenait du spermatozoïde ou de l'ovule.

Il va sans dire que de telles découvertes, qui vont bien entendu de pair avec celles de Charles Darwin, bouleversaient en profondeur la compréhension et les représentations millénaires des sexes / genres produites jusque-là par les structures de parenté patriarcales dominantes.

Ce bouleversement, en effet, faisait en premier lieu paraître que les systèmes d'oppositions de valeurs hiérarchisées censés distinguer les sexes / genres et véhiculés à l'échelle planétaires par lesdites structures (à travers leurs langues et cultures, mais aussi à travers leurs institutions et coutumes) n'étaient en aucune manière pertinentes pour comprendre les questions relatives à la différence de ces sexes / genres. En d'autres termes, les traditions patriarcales se montraient incapables d'aborder ou de traiter de façon adéquate un tel "sujet", qui était pourtant l'objet même de leur propos.

De ce fait, ces cultures patriarcales, ainsi que leurs rejetons, s'avèrent être des cultures de l'In-différence déguisées en cultures des Pseudo différences.

La mythique figure de l'androgyne, par exemple, en est à la fois la marque et le symptôme. Mais on pourrait aussi mentionner, pour les mêmes raisons, les élucubrations de "modernes doctrines" comme celles de la psychanalyse, notamment, qu'elle soit freudienne, junguienne ou lacanienne.

Par exemple, nous devons, entre autres, à Carl Jung ce lieu commun, encore si répandu de nos jours, selon lequel tout psychisme humain comporterait une composante féminine (l'anima) aussi bien que masculine (l'animus). Or cette description du psychisme demeure calquée sur les schémas patriarcaux : la différence entre "animus" et "anima" conserve, en effet, tout en les "intériorisant" en chaque individu(e)s, les mêmes caractéristiques que la pseudo différenciation inhérente aux dites traditions.

S'agissant du legs de l'Antiquité grecque, en particulier, je vous recommanderai volontiers la lecture divertissante du remarquable ouvrage de l'helléniste Nicole Loraux, ouvrage intitulé :  Les Expériences de Tirésias- Le féminin et l'homme grec.

Enfin, il est regrettable, que nombre de mouvances contemporaines, que l’on qualifierait si volontiers de "progressistes", se distinguent, à défaut d'une pensée novatrice de la mutuelle altérité des sexes / genres, par un retour à cette In-différence fondamentale en ramenant l’appréciation de la différence au seul niveau d’"Individualités" que seule une "Universalité" serait susceptible de rassembler sous l’intitulé "Espèce humaine".

Ce qu’il y a d’incongru dans un pareil propos est l’omission du simple fait que c’est bien à cette altérité mutuelle des sexes / genres que l’humanité doit non seulement d’être composée d’individu(e)s singulier(e)s, mais aussi de pouvoir se constituer comme une espèce à part entière.

Curieux, non ?  Mdr 

Yves Ros – in Athéologie de poche à l'usage des Muses et Aèdes contemporain(e)s (Travail en cours)

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Hent ar Mor le Jeu 10 Avr - 16:16

Pffff !
IPod ca s'écrit avec un "I" et pas avec un "E"... !
Et genre l'IPod c'est pas bien ? Non mais Allo !

Knonyme.
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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Jeu 10 Avr - 16:51

Il est très parlant, en effet, que ce soit l'application du genre grammatical (hérité du latin) à l'appellation d'un objet, qui retienne, ici, ton attention, Hent ar Mor.  Laughing

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Gavroche le Jeu 10 Avr - 17:10

On s'est aperçu très récemment que c'était l'ovule qui "choisissait son spermatozoïde et non le contraire genre marathon infernal. (faut que je retrouve mes sources).

On ne peut nier que dès la naissance, l'enfant dispose d'un patrimoine culturel voire cultuel, il suffit pour s'en convaincre de voir les difficultés d'adaptation de certains humains issus du quart monde à la "modernité" occidentale.

A votre avis, pourquoi le meurtre recule en permanence (au profit d'une violence accrue certes)parce que culturellement la vie a pris une importance qu'elle ne possédait pas jusque vers 1945 (vaccins, pénicilline, hygiène, lutte de la science pour la vie).

Refuser Jung Freud Lacan, pourquoi pas... je me suis laissé dire que certains réfutaient Darwin...

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Jeu 10 Avr - 17:44

Deux remarques Jean-philippe à propos de ton intéressant commentaire :

1 - L'espèce humaine ne dispose pas, en effet, des régulations instinctuelles qui limitent chez d'autres espèces le nombre des meurtres intra-spécifiques (c'est-à-dire les meurtres de congénères. Deux conséquences en résultent :

a) c'est aux cultures humaines et, donc, à l'apprentissage et à l'éducation qu'elles apportent à leurs rejetons qu'est dévolu cette régulation.

b) Le taux de meurtres intra-spécifiques propre à l'espèce humaine est exponentiellement plus élevé que celui observé chez les autres espèces.

No comment.

2 - La doctrine psychanalytique se fonde outre les "complexes d'Œdipe" et "complexe de castration" bien connus de tous, sur une considération qui fait aujourd'hui question à savoir celle du caractère purement "naturel" des structures de parenté patriarcales, ainsi que l'attestent ces deux ouvrages-clés du cher Sigmund : Totem et tabou (1913) et L'homme Moïse et le monothéisme (1938).

Je t'en parle en connaissance de cause, ayant derrière moi 15 années de "divan", dont les cinq dernières furent consacrée à une "didactique" (une analyse consacrée à la formation professionnelle) avec Jacques Lacan en personne.

Entre les travaux de Darwin et ceux de Jung, il y a une différence fondamentale : ceux de Darwin sont scientifiques, mais ceux de Freud, Jung et Lacan (malgré le vœu du fondateur de la psychanalyse) ne le sont pas et demeurent, quoi qu'on en ait, de simples doctrines.

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Gavroche le Jeu 10 Avr - 18:07

Merci Yves, tes propos sont éminemment intéressants.

ta remarque sur Darwin me gène un peu car, on ne peut tout rapporter à la science. C'est d'ailleurs un débat actuel, à force de Bac S (anciennement C) on se retrouve avec une société uniquement basée sur des chiffres, rentabilité, ratio , j'en passe.

Est-ce qu'un psychiatre est "scientifique" ? est-ce qu'un psychologue est scientifique ? idem pour un prêtre, un sophrologue, j'en passe.

je déplore le binaire même si c'est le binaire qui l'emporta contre un certain Kasparov...

Mon propos de base était : on naît avec un acquis sociétal", et on puise dans une espèce de nuée, les esprits, les âmes peu importe le terme, étant tous liés entre eux...qu'en penses-tu ?

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Jeu 10 Avr - 18:36

Nous sommes bien d'accord en ce qui concerne cet acquis "sociétal", Jean-Philippe. Ma question, en la matière, est la suivante: sommes-nous en mesure de lui permettre d'évoluer dans le meilleur sens possible ?

Les scientifiques eux-même évaluent à 5% ou 6% la part de l'univers que leurs disciplines nous donnent à connaître de façon scientifique; c'est à la fois beaucoup et très peu.

Le reste est affaire de croyances (en un sens qui ne se réduit pas à l'acception "religieuse" que l'on accorde le plus souvent à ce terme).

La croyance (qu'il s'agisse du "credo" ou du "crédit") est une faculté remarquable de l'humain dans la mesure où elle lui permet d'affronter voire d'appréhender ce qui est de l'ordre de l'inconnu, voire du possible (distinct du probable qui, lui, se calcule).

Comment vivrions-nous ensemble si nous ne pouvions croire en quelqu'un(e), avoir foi en elle / lui, ou simplement confiance (du latin cum-fidere) ? Plus important encore, la pauvreté du "kit instinctuel" avec lequel naît l'enfant humain fait de l'apprentissage un facteur-clé de son développement, et comment apprendre de quelqu'un(e) si l'on ne peut croire en ce qu'elle /il vous montre ou vous dit, et surtout si on ne peut avoir confiance, avoir foi en elle / lui ?

En revanche, ce qu'un minimum l'esprit critique devrait nous éviter de confondre est : ce que l'on croit / ce que l'on sait. Certes, cela requiert une rigueur qui ne court pas les rues.

Curieusement, vois-tu, c'est précisément ma formation scientifique de base ou de départ qui m'a conduit à de semblables considérations.

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Gavroche le Jeu 10 Avr - 18:44

certes, comment analyses-tu la faculté d'un enfant de  six ou sept ans d'aller sur un ordi, de s'en servir, de jouer avec un portable, de se servir de fonctions instinctivement sans que pour autant son père ou sa mère ou un quelconque adulte lui ait appris à s'en servir ?

Comment se fait-il que je mette trois plombes à installer un contrôle parental alors que l'enfant va le déconnecter en 3 minutes.

il y a une connaissance collective, ce n'est pas scientifique, je le reconnais.

Merci pour cet échange qui nous change...  Very Happy 

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Jeu 10 Avr - 18:53

Merci à toi pareillement, Jean-Philippe. Ça m'a fait très plaisir qu'on puisse s'offrir ensemble, tout en fumant nos bouffardes, cette agréable et amicale "causerie", ainsi qu'on le disait naguère.  Very Happy

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« " Proche, mais pas nécessairement de vous ni de moi ? " – " Ni de l’un ni de l’autre. Mais c’est ce qu’il faut. C’est cela, la beauté de l’attrait : jamais vous ne serez assez proche et jamais trop proche; et pourtant toujours tenus et attenant l’un à l’autre. "

Tenus et attirés en cette attenance. Ce qui attire, c’est la force de la proximité qui tient sous l’attrait, sans jamais s’épuiser en présence et jamais se dissiper en absence. Dans la proximité, touchant non pas la présence, mais la différence. »

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Jeu 10 Avr - 19:05

Pour ce qui est de l'apprentissage, outre l'aide indispensable d'un proche lorsqu'il s'agit, par exemple, du langage, l'humanité, de même que ses sciences, ont, depuis des lustres, su tirer parti de la bonne vieille méthode "essai / erreur" !  Wink

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Gavroche le Jeu 10 Avr - 20:27

essai étant de genre neutre !  Laughing 

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Jeu 10 Avr - 20:34

Try "essay", then !  Wink

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Tenus et attirés en cette attenance. Ce qui attire, c’est la force de la proximité qui tient sous l’attrait, sans jamais s’épuiser en présence et jamais se dissiper en absence. Dans la proximité, touchant non pas la présence, mais la différence. »

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Gavroche le Jeu 10 Avr - 20:47

désolé j'entrave que pouic au godon...

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Re: “Épode" & "Musaie”, une simple question de mots ?

Message par Yves le Jeu 10 Avr - 20:53

Normal, là c'est au neutre !  Very Happy

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