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Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Mer 23 Oct - 18:50

Wink


Dernière édition par Gavroche le Mer 23 Oct - 18:52, édité 1 fois

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Mer 23 Oct - 18:51

les nan'o bites fort longues qu'ils ne rentrent qu'à moitié (les ânes) car ?

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Hent ar Mor le Jeu 24 Oct - 7:54

Gavroche a écrit:les nan'o bites fort longues qu'ils ne rentrent qu'à moitié (les ânes) car ?
Moi j'préfère les nan'o fromages ... Very Happy
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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Augustin le Jeu 24 Oct - 9:02

Hent ar Mor a écrit:
Gavroche a écrit:les nan'o bites fort longues qu'ils ne rentrent qu'à moitié (les ânes) car ?
Moi j'préfère les nan'o fromages ... Very Happy
Là, je suis larguéscratch
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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Hent ar Mor le Jeu 24 Oct - 9:18

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Augustin le Jeu 24 Oct - 10:45

Smile OK, merci:study:

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Hent ar Mor le Jeu 24 Oct - 12:36

Gavroche a écrit:les nan'o bites fort longues qu'ils ne rentrent qu'à moitié (les ânes) car ?
Car ? ...
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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Jeu 24 Oct - 18:04

car ce sont des ânes ! Laughing  et donc ils ne rentrent qu'à moitié...
bon, un peu de sérieux m... c'est mon sujet quoi, allez hop, ça c'est Nathalie, la nettoyeuse ! 


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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Alf le Jeu 24 Oct - 18:22

Ce n'est pas parce-que je suis parfois "ronchon" que je ne suis pas l'affaire!!

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Ven 25 Oct - 20:17

Episode 26


Le couple revenait lentement vers la plage, se tenant l’un à l’autre, battant doucement des pieds.


Ils reprenaient souffle après cet aparté sous-marin. Bien que court, ils avaient dû échanger leurs haleines pour respirer sous l’eau et cette union avait donné lieu à un émoi profond, la vie de l’un suspendue à celle l’autre.


Ils foulaient le sable de Deauville, reprenant le chemin menant à la voiture, les vêtements gouttant d’eau salée, Delfina sous le vent frais du large frissonna, Antoine s’empressa et la serra vivement contre lui, prétexte à un nouveau baiser passionné.


L’Alfa prit le chemin des hôtels de bord de plage, le premier quatre étoiles fut le bon, au moins dans celui-là, le personnel habitué à ses clients riches et excentriques ne poseraient pas de question... même nus, ils seraient passés inaperçus.


La suite était confortable, Delfina prit la douche d’autorité et s’y enferma, reste de pudeur féminine, provocation ultime.


Antoine se versa un Islay qu’il avala en quelques gorgées, l’alcool émit sa chaleur bienfaisante ; il s’en servit un autre le faisant lentement tourné dans son verre !...


Antoine réfléchissait : ainsi donc, tout semblait indiquer que l’invitation au bal venait de Delfina... pourtant, c’était impossible, le vol des plans indiquait clairement qu’elle ne pouvait se les procurer autrement !...  Mais si elle l’avait invité, c’était qu’elle se trouvait au mieux avec les services de l’ambassade d’Angleterre, décidément, quelque chose ne tournait pas rond... les paroles de Delphine  à la clinique résonnaient encore dans la tête d’Antoine : «  un traquenard, un véritable traquenard... » .


Est-ce qu’une intrigue courait encore, pourquoi Delfina et lui se retrouvaient dans cette suite, Le jeune Lieutenant se savait séduisant, ses nombreuses conquêtes pouvaient en attester mais il n’était pas seul au monde... Une fille comme Delfina pouvait trouver mieux, beaucoup mieux.


Antoine était fatigué, ce bain l’avait émoustillé certes mais la route, la longue nage, avaient cruellement attaqué son énergie... il n’attendait qu’une chose, se coucher dans ce grand lit confortable en serrant dans ses bras cette sirène.


« Alors Antoine, cette coupe... vous vous décidez !... seriez-vous en deuil de votre pipe favorite ?... »


Dit Delfina sortant enveloppée d’un peignoir immaculé de l’hôtel. « Si vous êtes d’humeur maussade, je trouverai bien une autre suite... les français sont d’un ronchon !... »


Antoine s’empressa : « Tenez belle naïade, une coupe à votre beauté... »


« N’en faites pas trop mon petit Lieutenant, vous êtes bien mignon mais je ne vous pardonnerai pas les fautes de goût !... » répliqua Delfina.


Le couple trinqua, les bulles joyeuses invitaient à  des échanges plus festifs, Antoine poussa légèrement Delfina vers le baldaquin, elle se laissa tomber et jeta sa coupe au loin, Antoine la dévorait déjà.


Affamées, ses lèvres couraient sur le corps de Delfina.


Elle l’accueillit et d’un geste adroit éteignit la lumière.


(la suite Dimanche soir pour eviter le coup de blues! Wink )

 


Dernière édition par Gavroche le Dim 27 Oct - 17:45, édité 1 fois

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Dim 27 Oct - 17:44

Episode 27


La bouteille de champagne avait cruellement souffert, elle indiquait un niveau frisant la panne sèche.

Les ébats avaient desséché leurs corps et quoi de mieux que ce nectar pour se désaltérer après cette joute si pacifique et pourtant violente.

Les questions continuaient de tarauder Antoine , s’il avait pu faire l’impasse pendant l’amour, tout lui revenait en force... il n’allait pas tarder à questionner Delfina.

En attendant, il caressait d’une main osée les courbes sensuelles de la jeune femme.

Les seins de Delfina frissonnaient de temps à autre, et sa hanche s’arrondissait, accueillante.

Antoine attaqua : « Pourquoi m’avoir invité à ce bal Delfina ?... »

« Ça ne vous a pas plu, vous aviez autre chose à faire, de plus important ?... » répliqua la jeune agent.

« Non, bien sûr, être avec toi est merveilleux, mais il faut reconnaitre pas très déontologique... » dit Antoine.

Elle fit entendre son long rire de gorge si troublant : « Tu as une façon de parler de déontologie qui ferait fuir le premier avocat véreux, mon Antoine... Tiens, donne-moi une cigarette et arrête tes questions, tu gâches tout. »

Antoine en prit une aussi, pour le partage... le gout était infect pour ce fumeur de pipe. La flamme du Ronson illumina les visages des amants d’un soir.

« Bon, je gâche tout, c’est vrai, mais tout de même, c’est intrigant !... » reprit Antoine.

« Refais moi l’amour mon petit Lieutenant, là au moins tu es drôle et tendre, là, tu m’ennuies... » dit Delfina.

« Pas avant que tu ne m’aies répondu, donnant donnant ... » et Antoine par jeu saisit les deux poignets dans ses mains et serra un peu fort.

C’était sans compter les réflexes longuement éprouvés de Delfina, elle se dégagea d’un mouvement brusque, faisant voler les mains d’Antoine, il voulut reprendre. D’un saut, Delfina était debout au centre de la pièce en garde, divinement nue.

Antoine se jeta sur elle, le métier et ses dangers les avaient rattrapés, ils luttaient.

Leurs deux corps s’affrontaient dans la chambre, les atémis volaient, se bloquaient, attaques, esquives, aucun coup n’atteignait son but.

Ils furent bientôt au corps à corps, serrés l’un à l’autre, toute sensualité disparue, le tableau était beau mais cruel.

Antoine avait immobilisé bras et jambes de Delfina, les mains de Delfina tenait sa gorge serrée, la partie était nulle. D’un coup de reins, Antoine fit tomber Delfina et se retrouva allongé sur elle, ils ahanaient tous les deux, inconscient de l’érotisme torride qu’ils présentaient.

Antoine articula péniblement : « Stop, baissons les armes. »

Delfina répliqua le souffle court: « Un peu facile... non ?.. », disant cela, elle projeta le long fuseau de ses jambes interminables et prit le cou d’Antoine en ciseau, la tête porta sur l’épais tapis.

l’étranglement puissant faisait voir des lueurs noires au jeune lieutenant, il porta un coup sur le sein tout à l’heure aimé, embrassé, câliné, Delfina relâcha la prise sous la douleur... ils se rejetèrent au loin. Les deux lutteurs reprenaient leur respiration à un pas l’un de l’autre. Une ligne de sueur barrait la lèvre supérieure de la jeune femme.

«Tu veux savoir, tu veux savoir pourquoi tu es là ? » dit Delfina.

« J’ai une vague idée » répondit Antoine sarcastique « tu es amoureuse de moi... »

« Peut-être... Dans une autre vie... » Elle laissa errer son regard... « Allons Antoine, faisons la paix... tout ceci est ridicule. »

« Sans doute » convint Antoine encore sur ses gardes.

« Tiens, repasse moi une cigarette » demanda-t-elle, « décidément, tu aimes les contacts physiques... » 

Le Ronson d’Antoine après le bain forcé dans la poche de smoking refusa ses bons et loyaux services, il attrapa celui de Delfina. 

« Main street ?» demanda-t-il l’esprit ailleurs.

« Oui, on ne les trouve qu’à Londres » rétorqua Delfina, trop tard elle s’aperçut de la gaffe, prise soudain d’une forte rougeur.

« Une mission en Angleterre ? » insista Antoine.

« Pourquoi, c’est interdit ? » relança la Jeune femme en défiant d’un coup de menton.

« Non mais... pour qui travailles-tu au juste ? » Antoine avait les pensées qui s’entrechoquaient, « tu bosses pour les anglais, c’est ça, l’invitation, c’est toi, n’est-ce pas, Londres c’est ton patron... mais alors, toute cette histoire de copie de plan, c’est de la poudre aux yeux... Ces plans, tes services les possédaient déjà... ce n’est pas une copie que tu as faite, c’est un échange, c’est cela ?... un tour de passe-passe... j’ai donné des plans erronés à mes chefs... à l’avionneur, le moteur du transatlantique est un moteur saboté, un faux... »

Delfina battit lentement les mains en signe d’applaudissement : « Bravo mon Lieutenant, mais c’est trop tard maintenant, l’avion décolle dans moins d’une heure trente... trop tard, et les lignes téléphoniques sont coupées depuis une heure, la radio de bord de l’avion ne répondra plus un quart d’heure après le décollage... c’est fini Antoine, la France va payer au prix fort ce vol odieux à mon pays, le moteur cassera au bout de huit heures de vol à régime constant, vous savez bien que les essais en vol n’éprouvent pas ce type de situation...dans huit heures, l’océan accueillera ses débris... c’était le seul moyen de vous donner une vraie leçon...»

Antoine restait stupide... il bondit sur ses vêtements, les enfilant à la hâte, seule l’Alfa pouvait encore sauver la catastrophe. Dans sa précipitation, il empocha les deux Ronson, dépouillant Delfina de son souvenir.

« Stop » reprit Delfina.

Elle le menaçait du fameux petit pistolet qu’Antoine avait déjà aperçu, elle était belle comme une déesse grecque, seul l’arme à la gueule menaçante ne faisait pas époque.

Antoine ne s’encombra pas, il chiquenauda le 7,65 et frappa à la base du menton, les yeux de Delfina battirent, elle s’effondra comme une chiffe molle.

Antoine courait déjà les escaliers du palace, parking, contact, le compte tour flirtait avec la zone rouge, l’Alfa brulait le bitume, Le Bourget était bien loin...

il était trop tard.

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Salabreuil le Dim 27 Oct - 18:30



 Non mais, ça suffit avec les cliffhangers ! On veut la fin !

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Dim 27 Oct - 18:40

Le « cliffhanger » (expression anglophone) ou le suspens1 ou l'accroche désigne, dans la terminologie des œuvres de fiction, un type de fin ouverte visant à créer un fortsuspense. On dira qu’il y a cliffhanger quand un récit s’achève avant son dénouement, à un point crucial de l’intrigue, quitte à laisser un personnage dans une situation difficile, voire périlleuse. Ce type de fin, très fréquent dans les feuilletons, implique souvent que le récit en question ait une suite (d'ailleurs, on voit parfois les mots « à suivre »).
Le mot cliffhanger signifie « personne suspendue à une falaise », ce qui est un exemple emblématique de ce genre de situation : « Le personnage est pris au piège, il est en danger : va-t-il s'en sortir ? Vous le saurez dans le prochain épisode ! »
Dans les feuilletons (qu'il s'agisse de feuilletons télévisésradiophoniques ou de romans-feuilletons), l'objectif principal du cliffhanger est de fidéliser le téléspectateur, l'auditeur ou le lecteur, de lui donner envie de connaître la suite du récit ; en somme, de s'assurer qu'il ne manquera pas l'épisode suivant, ne serait-ce que pour savoir comment le personnage va faire face à la situation difficile où il se trouve. Parfois, certains cliffhangers ne trouvent pas leur résolution dans l'épisode qui suit, ce qui permet de tenir plus longtemps encore le spectateur en haleine. Ce procédé crée souvent une frustration chez le spectateur, ce qui le stimule à suivre le feuilleton jusqu'à son dénouement final.
La technique du cliffhanger a également influencé le cinéma, à commencer par les serials de la première moitié du xxe siècle.


c'est trop d'honneur!... quoique ! Laughing 

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Salabreuil le Dim 27 Oct - 18:44

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Mar 29 Oct - 15:23

Episode 28

A Mantes la jolie, qu’il traversait à plus de cent kilomètres heure, il fut heurté par un camion de primeurs, aile et portière enfoncées mais il n’était pas temps de constater les dégâts, l’Alfa roulait, c’était le principal... le carburant lui baissait dangereusement, Antoine serait forcé de faire une halte... impossible pourtant, le temps était trop compté.

Il avisa une station-service ouverte pour les travailleurs du petit matin, une Cadillac stationnait devant, certainement des parisiens qui revenaient d’une nuit au casino...le pompiste raccrochait le pistolet de la borne d’essence.

Antoine stoppa derrière et saisissant son arme de service, il se dirigea vers le conducteur qui se révéla être une brunette ravissante. Un homme dormait sur le siège passager.

« Défense nationale » annonça le jeune lieutenant conscient du ridicule de la situation : son arme à la main, son smoking pitoyable, ses cheveux en bataille, il aurait pu prêter à rire mais son ton était ferme et définitif. « Réquisition du véhicule» reprit-il.

La jeune femme bredouillait... elle tentait de réveiller son compagnon de bord, mais celui-ci ronflait comme un sonneur.

Antoine saisit les clefs au tableau de bord, fit le tour ouvrit la portière et expulsa vivement le dormeur qui surpris tomba sur la piste bétonnée de la station-service, puis il se retourna vers la conductrice, elle ne demandait pas son reste et sortait déjà, muette d’effroi devant cette attaque à main armée.

Le jeune agent pris place et lança le moteur cinq litres qui partit souplement, le pompiste criait après son argent.

Antoine hésitait sur la route à suivre, direct Paris par la Nationale treize et retour au Bourget par l’autoroute du nord ou bien obliquer et prendre Pontoise par de petites routes, il choisit Paris et dès Poissy fut obligé de doubler par la droite, froissant en permanence l’herbe du bas-côté, les risques pris étaient inouïs et des concerts de klaxon accompagnaient sa course folle, perdue d’avance.

Il attaqua l’autoroute en donnant la pleine mesure du cinq litres de la Cadillac, klaxon bloqué, il slalomait entre les voitures et  les camions, il sentit les tôles des ailes plusieurs fois plier contre les autres  véhicules, l’allure était folle, cette prise de risque allait mal finir, il prit la sortie du Bourget sans décélérer, la voiture frotta contre la rambarde de sécurité, le métal torturé hurla sous la pression des deux tonnes de la grosse berline.

L’entrée de l’aéroport était fermée d’une barrière avec un planton armé, Antoine fonça sur celle-ci, la fracassant et cassant le parebrise sous le choc, Le planton après un brusque saut en arrière arma sa Mat 49 et tira dans la Cadillac qui prenait la route du tarmac... la lunette arrière s’étoila sous la rafale, puis vola en éclat, une balle frôla la joue d’Antoine, du sang se mit à couler, chaud, collant, se mêlant à la sueur causée par l’angoisse de cet immense ratage des services secrets français.

Au loin, un bimoteur prenait son élan à la suite du point fixe, c’était lui, le fameux transatlantique, le fleuron de la flotte aérienne française, le dernier né, l’objet de toutes les éloges de la presse voire du monde entier ; à son bord, nombre de personnalités françaises du gotha.

La grosse américaine  se mit à tanguer, un pneu avait éclaté, ses débris parsemaient la piste, le bruit du métal sur le béton emplissait l’habitacle. Antoine redressait sans cesse à coups de volant, les yeux braqué sur l’avion qui prenait de la vitesse.

La Cadillac approchait les 160 km /heure, le voyant de température était bloqué sur la zone rouge, le moteur allait exploser sans tarder. Le radiateur avait dû aussi prendre une balle perdue.

Antoine finit par se retrouver à la hauteur de l’avion, une seule solution, passer devant pour le ralentir.

A cette vitesse, toute autre tentative était suicidaire, les réservoirs de l’aéroplane étaient remplis, heurter le train pour couper l’élan risquait de faire exploser les cinq milles litres de kérosène embarqués.

Antoine sentit le moteur faiblir, il n’y avait plus le choix, il braqua les roues et vint taper de toute la force de sa voiture le train placé sous l’aile gauche, celle-ci s’écrasa sur le toit de la Cadillac, l’avion tenait sur son train droit, son train avant et la voiture.

Le choc violent avait percé le réservoir, la voiture fut rapidement inondé, Antoine coupa le contact, l’hélice droite battait à moins d’un mètre du capot de la Cadillac, la vitesse ralentissait, derrière des camions de la sécurité fonçaient déjà vers le drame qui allait survenir.

Une flamme surgit, la voiture filait encore à plus de cinquante kilomètres heure, Antoine n’hésita pas, il s’allongea sur la banquette, et donna des deux pieds dans la portière bloquée par les chocs successifs. Aussitôt entrebâillée, il sauta sur la piste, des langues incandescentes le léchaient, il sentit de vives brulures sur ses mains son visage, un choc affreux sur tout le corps en prenant contact avec le sol, puis tout devint noir... Antoine gisait sur la piste du Bourget, les vêtements en feu.

 

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Jip le Mar 29 Oct - 16:10

Mazette,
ton feuilleton est passé dans la section "Arts"
study 
Félicitations, Gavroche !
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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Invité le Mar 29 Oct - 16:40

Tout fumeur de pipe a un coté en lui artistique je pense  scratch 

Clap Gavroche

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Hent ar Mor le Mar 29 Oct - 16:52

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Dim 3 Nov - 10:43

Episode 29
 
Des lumières blanches, des ombres noires passaient devant son champ de vision, des sons discordants atteignaient ses oreilles, une douleur vrillait tout son corps.

Antoine était allongé dans un lit de la clinique du SDECE, recouvert de bandages sur ses nombreuses brûlures. 
Les camions l’avaient arrosé de neige carbonique moins de 20 secondes après la chute sur le tarmac mais le kérosène avait eu le temps de faire son œuvre dévastatrice.

Les jambes et les bras étaient touchés au deuxième degré, le Docteur Matthieu l’avait plongé sous morphine, les souffrances auraient été intolérables sans ce bienfaisant opiacé.

Le Colonel Reuilly se tenait à son chevet, il avait quelques questions à lui poser...
Il s’entretenait avec le Docteur : « Vous pensez qu’il va s’en sortir ? »

« Aucun point vital n’a été touché, il risque par contre d’avoir de belles cicatrices. » répondit Matthieu.

« Bah, ce sont nos décorations, tant qu’on n’en meurt pas » répartit Reuilly, « Ça lui donnera des sujets de conversation avec ses conquêtes. » Décidément le Colonel Luc Reuilly n’était que finesse et humour.

Antoine laissa filtrer entre ses lèvres brûlées : « soif... »

L’infirmière présente lui donna une compresse imbibée d’eau, Antoine téta la douce humidité.

« ça va Lieutenant, vous revenez parmi nous ? » demanda le Colonel.

Antoine était déjà reparti dans des songes morphiniques.

« Bon, je veux Nathalie à la porte de la chambre, le lieu est sécurisé mais je ne veux pas d’imprudence, Matthieu, dès qu’il est questionnable, vous m’appelez, je compte sur vous, il va bien falloir qu’il crache le morceau, j’ai quinze blessés sur les bras, un aérodrome bloqué, le ministre pendu à mes basques, des têtes vont tomber, je vous le garantis. C’est l’avenir de notre service qui est en jeu...» le Colonel sortit sur ces mots.

Nathalie avait pris sa faction une heure plus tard, elle entendit Antoine gémir.

Elle pénétrât dans la chambre, Antoine voulait parler : « les passagers, sauvés ? »

« Oui, Antoine, il y a des blessés mais pas de mort, l’avion est détruit mais pas d’autre drame. »

« Dieu soit loué ! » souffla Antoine. « De l’eau s’il te plait »

Nathalie lui passa un peu d’eau avec une pipette posée à côté du lit.

« Merci... a-t-on arrêté Delfina ? » demanda Antoine.

« Qui ?... » dit Nathalie.

« L’agent anglais, celle qui a... échangé... les... plans il y a... un an... » sur ces mots Antoine repartit au pays des songes.

Nathalie se précipita sur le téléphone, elle tomba sur Pipeur qui venait de prendre sa garde :   « Pipeur, le Colonel, vite, c’est Nathalie, vite, priorité. »

« Pourriez dire Bonjour... » rétorqua Pipeur.

« Bonjour Caporal » reprit Nathalie.

« Comment ça Caporal ?... » dit le sergent Pipeur interloqué.

« Si je n’ai pas le Colonel dans moins de cinq secondes, je vous fais casser, c’est clair ? » s’énerva Nathalie.

« A vos ordres... » bredouilla Pipeur : dégradé !... Que dirait Chouquette en l’apprenant ?

« Oui ? Colonel Reuilly à l’appareil... » dit le prénommé.

« Mon Colonel, c’est Nathalie, j’ai Breuil qui vient de demander l’arrestation d’un agent anglais, visiblement celle du film super8 de l’appartement de Beaumarchais... »

« Vous savez où elle se trouve ? » répondit Reuilly.

« Non » dit Nathalie « Antoine est de nouveau évanoui... »

« On devrait pouvoir retracer son périple, j’ai des plaintes qui arrivent sans cesse sur mon bureau, ce garçon est inconscient... »

« oui Mon Colonel, c’est ce que je viens de vous dire... » reprit Nathalie.

« Mais je ne vous parle pas de ça, bon sang de bois, je vous parle de son attitude... mais c’est invraisemblable d’être secondé de cette façon !... » le Colonel frisait l’apoplexie.

« Bon, réveillez-le Nathalie, c’est un ordre ! »

Nathalie raccrocha et revint vers le gisant, elle parla doucement à son oreille :   « où est-elle Antoine ? Dis-moi où est cette fille, vite !... »

Antoine finit par murmurer au sommet d’une vague qui tentait de le submerger : « Deauville, à Deauville. »

Les recherches allaient commencer.

Nathalie revint au téléphone, donna les informations puis voyant Antoine calme elle décida de s’en griller une sous la pergola, elle emprunta au passage les deux Ronson dont les propriétaires n’avaient plus l’usage momentané.


Elle fit claquer le briquet et soupira : « il a de la classe ce Lieutenant. »

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Lun 4 Nov - 19:24

Episode 30


Delfina s’était réveillée avec le menton endolori et constaté amèrement que son petit Lieutenant avait disparu.

Elle savait ce qui lui restait à faire, fuir Deauville au plus vite et rejoindre l’Angleterre, de toute urgence, toutes les polices de France allaient être à ses trousses et son passeport diplomatique n’allait pas lui éviter quelques moments désagréables avec les autorités du pays.

Elle se saisit du téléphone posé sur le chevet et composa un numéro parisien.

Big Bill répondit immédiatement.

« Big Bill, je suis à Deauville, dans l’hotel « x*** », il faut m’extrader en urgence »

« Vous voulez que je vienne vous chercher ? » répondit son fidèle body guard.

« Je ne sais pas si nous avons le temps, nous avons un dormant sur place ? »

« Je regarde, à quel numéro puis-je vous rappeler ? 

Delfina donna le nom de l’hôtel et le numéro de téléphone inscrit sur le cadran et raccrocha, il s’agissait de sortir et de s’abriter dans un endroit passant mais discret. 

Mais pour l’instant, attendre le rappel de son agent.

Big Bill rappelait déjà : «  Sur Deauville, nous avons Murray Mc Grath, il tient une boutique de souvenirs en face des planches, c’est à moins de trois minutes à pied... Bonne chance mademoiselle » rajouta-t-il en français.

En sortant, Delfina eut la désagréable surprise de rencontrer deux hommes en civil qui l’encadrèrent :  « Bonjour Madame, service d’extradition pour vous servir. »

L’hôtel avait des oreilles indiscrètes, Delfina était prise.

Une DS Citroen l’attendait moteur tournant... « Où m’emmenez-vous Messieurs ? » demanda-t-elle.
« Sdece. » fut la réponse laconique, la voiture empruntait la même route qu’Antoine un peu plus tôt.

Reuilly était encore en train de s’époumoner sur le téléphone quand les agents de la police firent leur apparition, « Mon Colonel, un agent anglais sans doute intéressant, elle demandait une extradition au téléphone à l’ambassade d’Angleterre. »

Le Colonel reconnut immédiatement Delfina, la caméra super8 de l’appartement de la rue Beaumarchais avait fidèlement fixé ses traits.

« Mon espionne » dit Reuilly « mon assassineuse, mon cauchemar depuis ce matin... vous êtes à la piscine mon petit, si vous ne parlez pas, on va vous donner un bain... »

Delfina frissonna, ce qu’on racontait des services français sur les théâtres extérieurs n’étaient guère reluisant.

« J’ai un passeport diplomatique Colonel, et le lieutenant Breuil a dû vous raconter tout ce qu’il savait. Il n’y a rien de plus à dire.»

« C’est à voir » reprit le Colonel, « c’est à voir, vous l’ignorez sans doute mais Breuil est au plus mal, brulé sur tout le corps, dans le coma, on peut dire que vous avez réussi votre coup... »

Antoine était mourant ? L’homme qui avait su la caresser, l’embrasser, l’emmener vers des vertiges de plaisir était au plus mal, Delfina encaissa mal le coup.

« Que s’est-il passé ? » souffla-t-elle.

« Eh bien, c’est à vous de me le dire, au Bourget, ce matin...le Lieutenant Breuil a attaqué et détruit avec une voiture un des fleurons de l’aviation française rempli de personnalités qui grâce à Dieu ne sont que légèrement blessées. »

« Où est-il » reprit Delfina « je veux le voir. »

« Pour quoi faire, l’achever ? » répliqua avec amertume Luc Reuilly.

« Je veux le voir » répéta Delfina avec un air buté et chagrin.

« Bien, nous allons vous y mener mais avec les menottes hein, je ne tiens pas à vous perdre, il va falloir payer pour cette histoire. »

Reuilly fit un signe de tête aux deux policiers présents, ceux-ci prirent les bracelets d’acier et en entourèrent les poignets si fins de Delfina.

Ils descendirent l’escalier et passèrent devant le chenil, Bonhomme la reconnut et jappa comme un fou, il était bien le seul à qui sa présence causait visiblement du plaisir.

La DS prit la route de la clinique, Reuilly était monté à l’avant les deux agents encadraient Delfina à l’arrière, mais nulle crainte qu’elle tente de s’échapper, savoir Antoine blessé gravement l’avait affligée, elle restait prostrée vivant dans la crainte de voir son amant d’un soir diminué ou infirme.

La voiture stoppa souplement devant l’entrée de la clinique du Docteur Matthieu, Nathalie était présente, une longue cigarette à la main, les deux femmes échangèrent un long regard froid.

« Vous avez une cigarette Colonel ?» demanda Delfina.

« Mais bien sûr très chère, la maison France est prête à tout pour vous... Nathalie, donnez une cigarette et du feu à cette jeune personne » intima Luc Reuilly.

« Tenez »dit sèchement Nathalie, en même temps elle faisait claquer le ronson au ras du visage de Delfina.

« Merci » répondit l’enchainée, les deux mains sur la cigarette du fait des menottes, elle rejeta brutalement la tête en arrière pour éviter la fumée.

« Bon, il est temps » dit Reuilly, il sentait l’animosité monter entre les deux femmes et cette situation le mettait très mal à l’aise, il savait Nathalie capable du pire, il avait besoin des renseignements que pourraient lui donner l’agent anglais.

La question restait entière, Antoine était-il ou pas à la solde de ces espions anglais, jusqu’où était-il impliqué, on saurait arracher des réponses, le gouvernement réclamait, des têtes allaient tomber.

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Salabreuil le Mar 5 Nov - 2:11



Delfina est dans de sales draps !

Et sinon, une "DS Citroën", n'est-ce pas un pléonasme ?

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Mar 5 Nov - 5:45

Victor  Hugo Poète français... c'est un pléonasme mais une règle journalistique...

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Salabreuil le Mer 6 Nov - 0:56

Un briquet Ronson devrait être un pléonasme.


Dernière édition par Salabreuil le Jeu 7 Nov - 9:07, édité 1 fois

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par JF10 le Mer 6 Nov - 19:06

---Clap  Gavroche pour le suspense & pour l'écriture ! 
---On attend avec impatience l'épisode 31 !    Thumb up

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Re: Une aventure de Ronson : Panique au Bourget (Pipe Feuilleton)

Message par Gavroche le Sam 9 Nov - 5:56

Episode 31


Ainsi les deux amants ennemis se retrouvaient à nouveau face à face, Antoine au plus mal physiquement, Delfina dépendante des griffes du SDECE.

Antoine émergea : « Delfina ?... Mon amour ? » La morphine agissait toujours et révélait les sentiments profonds d’Antoine.

Nathalie qui avait suivi le groupe piqua un fard.

Delfina répondit : «  Oui Antoine, je suis là, vous avez réussi votre mission. »

« Qu’est-ce à dire ? » dit le Colonel. « Quelle mission ? Vous reconnaissez qu’Antoine est à la solde de l’étranger ? »

Delfina n’accorda pas un regard au Colonel, des yeux elle fixait le corps souffrant d’Antoine.
« Antoine, soignez-vous, vous êtes un excellent agent mais je suis sûr que votre bonheur est ailleurs. »

« Antoine » reprit le Colonel «  Vous reconnaissez avoir travaillé pour les anglais ? » sa voix montait dans les aigües sous l’outrage.

« Colonel » daigna enfin dire Delfina « Vous êtes un butor, vous avez en face de vous votre meilleur homme, allez-vous le sacrifier sur l’autel de la politique ? »

« Mais on me demande des comptes ma chère, que croyez-vous, on assiste à un attentat au Bourget, des vies inestimables pour notre pays mises en danger de mort et je devrais sortir une légion d’honneur ? » explosa le Colonel.

« Pourquoi pas Colonel... En attendant, je vous demanderai de contacter mon ambassade, je suis attachée diplomatique et vous aurez du mal à retenir un délit contre moi, voulez-vous un incident avec l’Angleterre ? Cela me parait bien risqué pour votre carrière. »

« Eh bien, eh bien, euh... il faudrait me raconter les faits d’abord, ne croyez-vous pas ? » rétorqua Luc Reuilly qui une fois de plus voyait les étoiles de général s’enfuirent à la vitesse de la lumière.

« C’est ce que je vous ai promis Colonel » dit Delfina « mais pour l’instant... » et elle mit en évidence les menottes qui entravaient ses adorables poignets. »

Oui, bien, détachez-moi cette jeune femme, allons, pressons » intima le Colonel.
Les policiers s’empressèrent, Nathalie étouffait de rage.

« Passons à côté si vous le voulez bien Colonel, Antoine doit se reposer. » reprit Delfina.
L’aura de l’agent anglais prenait le dessus de l’entretien, le Colonel ne pouvait qu’accéder à sa demande.

Dans un petit salon attenant, Delfina raconta toute l’affaire en omettant certain moment où Antoine et elle avaient digressé de leurs fonctions professionnelles. 
Le Ronson, élément dénonciateur, flamme de vérité fut évoqué. Le Colonel promit en passant de rendre le briquet : « où allaient se nicher les sentiments ? »

Antoine était innocenté, c’était même un héros, il avait risqué sa vie pour en sauver d’autres... Mais l’affaire faisait trop de bruit et comme le rappelait le Colonel, il fallait une tête...

Antoine était donc désigné d’office, de Delfina il ne pouvait être question, après tout, elle avait fait un travail sans causer le moindre dégât, seul restait donc au front le Lieutenant Antoine Breuil, sa carrière au sein du SDECE allait prendre fin, victime désignée à la vindicte populaire.



Episode 32



Antoine fumait sa pipe allumée avec son fidèle Ronson, Bonhomme non moins fidèle dormait à ses pieds. 
Le gong de la porte d’entrée résonna dans l’appartement vide. Antoine se leva et en boitillant légèrement alla ouvrir... Delfina se jeta dans ses bras en disant son prénom, leurs lèvres s’unirent.

 Delfina déclara : « prêt pour de nouvelles aventures mon Lieutenant ? »

Antoine la prit par la main et se dirigea vers la chambre... il alluma une bougie... et posa le Ronson sur la table de nuit...

FIN.

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